La stratégie de lobbying est très ancrée en France, petit à petit, les pions bougent dans les différents secteurs d'articulation de la musique.

HADOPI 2: Faire évoluer les points gênants pour les libertés individuelles

HADOPI 2 est mis en place, plus par une volonté politique que par des convictions progressistes ; différents mouvements politiques se battent encore en guérilla pour en faire évoluer les points gênants pour les libertés individuelles, mais le gros de la loi devient aujourd’hui valide.

L’idée importante de ce tintamarre n’est rien d’autre que de faire peur au chaland, pour avoir une chance d’enfoncer le clou d’une offre légale. C’est ce point qui intéresse les institutions françaises, SACEM en tête.

Retranchées derrière la défense abusive de l’auteur contre le reste du monde, les institutions Françaises refusent la discussion sur un système de droit d’auteur plus ouvert. Les propositions de type créative commons, plus en phase avec l’internet sont aujourd’hui complètement niées.

L'Europe propose une remise à plat des droits d'auteur

L’Europe ouvre pourtant le bal par la voix de Mme Vivian Reding favorable à une remise à plat de la législation sur le droit d’auteur en Europe plus en phase avec le consommateur. Elle devient donc le poil à gratter de notre vieille SACEM qui de son coté étudie sans honte, et après un temps de retard la “licence Globale” qu’elle va renommer: “licence musique”...Ahhhh le marketing est une belle invention.

Certains vont aussi s’amuser de l'opposition féroce de la SACEM à l’époque qui se transforme à présent en adhésion totale à quelques différences prêts. Car, en l'occurrence, l’idée n’est certainement pas de partager; le global c’est l'adhérent et la musique c’est la SACEM.

La licence musique

Selon Mr Petitgirard ex-patron de l’institution il s’agit d’ajouter obligatoirement à la facture de l'abonné quelques euros par mois et de mettre à leur disposition une plate forme permettant de télécharger toute la musique qu'ils souhaitent. Le principe étant limité aux catalogues des maisons de disques partenaires.

Voila une bonne idée, car sur une estimation de 6 Euros par mois et par internautes, il s’agit en fait d’un milliard trois cents millions d'euros pour la SACEM et ses copains. Belle idée pour protéger une fois de plus un système en survivance sur le dos d’un autre en formation.

On semble oublier que la culture numérique ne se limite pas à la musique, d’autres formes d’expression devraient logiquement profiter de la manne financière.

Mais en ce qui concerne la musique, j’ose rappeler qu’elle ne sont pas toutes à la SACEM loin de là.

Et pour finir, la taxe de l’internaute est vraiment l'opposé de la proposition initiale de “licence globale”, qui était imaginée comme un service supplémentaire dans notre abonnement à internet plus que comme un impôt.

En résumé, si tu es un artiste, adepte de la musique libre, non affilié à la SACEM, tu ne fais pas partie des musiciens “sérieux” de ce pays tu n’es donc pas invité au partage du butin de la vieille SACEM, un peu pingre et sérieusement “has been”.

“La vérité est ailleurs!” master Mulder.