Comment va notre bon vieux "Compact Disc"?

Et bien, on peut vraiment dire qu'il est mort. On y croyait déjà plu, voilà que la Fnac ferme son magasin de la Bastille orienté musique, que Virgin Mégastore commence à fermer des magasins New Yorkais et pense quitter le territoire américain dans des délais très courts.

Depuis plusieurs années, une page se tourne, maintenant l'industrie de la vente prend en compte ce changement et agit...Le disque ne se vend pas, à quoi bon le vendre? Les jeunes qui ont l'âge de voter ne consomment pas de disque, pas d'album et se réfèrent naturellement à la toile pour la recherche de nouveautés ou pour le conseil. Le prochain magasin "physique" de musique reste à inventer, les hommes en gilet vert de la Fnac ont perdu la partie de la fidélisation.

D'autres pages sont en train de se tourner...Du côté consommateur, l'avenir est au streaming, le téléchargement sera devenu caduque dès que la technologie donnera accès dans une bonne qualité à l'ensemble du catalogue musicale en ligne. Le consommateur devient compulsif et impatient, la musique sera consommée de façon instantané sur les serveurs dont les règles économiques restent à écrire pour éviter que, comme toujours, le producteur de musique (musicien) soit la dernière roue du carrosse.

L'autre mur qui ne va pas tarder à tomber est sans aucun doute le frein des droits d'auteurs. Ils ne vont pas s'écrouler d'un coup, mais plutôt devoir se reformer en profondeur. Cette notion de droit d'auteur, de reverse à la SACEM devient elle aussi caduque quand les uniques bénéficiaires sont l'intelligencia culturelle du pays, et quand les 10% qui en profitent empêchent le reste de diffuser, de promouvoir ou de donner la musique en toute légalité...La solution pour cela se retrouve dans les créative commons qui donnent de bonnes pistes quant à la gestion du droit d'auteur modèle 2009.

A rebours, les modèles qui se mettent en place sont sans aucun doute une notion de "licence globale", refusée par le système, elle s'installe dans les faits, et au niveau de la gestion des droits : les licences libres qui donnent aux musiciens le choix et aux diffuseurs les devoirs de payer pour l'utilisation des musiques. L'enjeu des discussions post-HADOPI que l'on souhaite prochaine devra obligatoirement d'aborder ces deux points.