Où que cela fait mal...Chaque fois qu’un de nos respectables parlementaires propose une loi pour casser du pirate, il dépense des fortunes incroyables de mise en œuvre technique et la retire deux ans plus tard.

Dans la liste des épisodes précèdents, la mise en place des DRM (Digital Right Management) a produit toute une série de système anti-piratage aussi cher qu’inutile avec comme résultat de rediriger illico le futur acheteur un peu gonflé par ces pratiques vers sa chère pirate bay où il peut vivre en paix avec ces fichiers MP3.

Résultat, aujourd’hui on a retiré les fameuses DRM et il ne reste que la note à payer par le consommateur et le contribuable (A ben, c’est les même tiens, marrant non?).

La loi HADOPI c’est un peu la seconde couche...Bloquer les méchants téléchargeurs qui pillent les auteurs, rétablir l’ordre à coup de menace de coupure d’internet. Ce serait éventuellement drôle si la blague des deux prochaines années en plus d’être stupide n’allez pas coûter quelques chose comme 70 millions d’Euro.

Deux constats s’imposent à nous:

1- D’abord un petit message à nos charmants quinqua-députés: “Dis donc papy tu veux pas allez tailler tes rosiers et laisser les plus jeunes élaborer l’avenir numérique de notre pays puisque tu as l’air de ne rien comprendre?”

2-Et un constat un peu plus triste, car avec 70 millions d’euro, on peut vraiment travailler sur des modèles économiques différents, élaborer des stratégies d’avenir où le pirate devient un client plus qu’un ennemi, et où le goût de la musique est appris aux enfants.

Mais je crois que je fantasme, le secteur de la musique n'est pas celui de la banque et nous n’allons donc pas pouvoir profiter de la manne de l'état providence. Pour la musique, l’avenir ne se dessine pas en positif mais sous le mode de la répression qui est la réponse unique.

Dernier petit message à nos députés avant de refermer ce billet: "Faites quand même gaffe que les gardiens de vos prisons soient plus nombreux que les gens qui sont dedans....Et que celui qui n’a jamais télécharger lance la première pierre."

Pour ma part, je suis le mouvement et « Je déclare que je suis un pirate »