Stufftrack, le blog

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Papa c'est quoi un CD?

Internet change beaucoup nos habitudes culturelles, les évolutions de nos consommations musicales varient d’une génération à l’autre.

La génération des années soixante à découvert le 45 tours et le “tube” (single) avec les Yéyé...Du 45 Tours au 33 Tours on a développé des histoires musicales qui se déploient sur les 12 titres d’un album et sur son environnement graphique, la pochette.

L’héritage est passé naturellement de support en support, pour finalement voler en éclat avec la génération MP3 qui succède maintenant aux trentenaires qui était plus “CD”.

Aujourd’hui le “tout” numérique est une évidence de masse, beaucoup d’enfants et d’adolescents ont déjà oublié la notion de disque (CD ou Vinyl) et les codes artistiques qui vont avec. “L’album” et son histoire tendent à disparaître au profit de la collecte de titres disparates et non référencés.

Le streaming, nouvelle révolution culturelle

Alors que l’on a du mal à digérer le passage au MP3, et au P2P, Peer to peer (les professionnels n’en reviennent toujours pas), voilà le streaming, nouvelle révolution qui va re-donner la possibilité de présenter à nouveau un projet artistique dans son ensemble.

L’album qui est né avec le vinyle devait mourir avec le CD, cette hiérarchisation de titres musicaux qui dessine une évolution, un sentiment et du sens est en train de renaître en ligne grâce à l'utilisation de cette technologie.

Le streaming, c’est à dire la dématérialisation complète de la musique pour le consommateur sera bientôt le seul système que nos enfants vont connaître. Lorsque le réseau aura évolué et que tous les téléphones, Ipod et ordinateurs auront un débit suffisant, le téléchargement sera non seulement dangereux parce que illegal, mais aussi complètement absurde.

Le téléchargement P2P, un épisode de notre histoire numérique

Les artistes et musiciens vont alors pouvoir retrouver un des paramètres important de leurs carrières: une histoire. L'histoire de leurs oeuvres accessibles et hiérarchisées au même endroit, mais aussi par les liens inter-artistes possible par les systèmes de filiation automatique mis en place sur toutes les plate-formes.

Finis les titres qui flottent dans votre Ipod, en streaming le titre à une traçabilité faite de date, de visuel et d’une chronologie de texture sonore.

Là où le téléchargement à fait voler en éclat la notion d’album, le streaming lui redonne sa place. De quoi aimer la loi HADOPI qui finalement accélère le processus, et demain le téléchargement P2P sera juste un épisode de notre histoire numérique, bon évidement le problème de la rémunération des artistes reste le point noir de l'opération....Alors Papa c'était comment le CD?

La “licence musique” et la remise à plat du droit d’auteur

La stratégie de lobbying est très ancrée en France, petit à petit, les pions bougent dans les différents secteurs d'articulation de la musique.

HADOPI 2: Faire évoluer les points gênants pour les libertés individuelles

HADOPI 2 est mis en place, plus par une volonté politique que par des convictions progressistes ; différents mouvements politiques se battent encore en guérilla pour en faire évoluer les points gênants pour les libertés individuelles, mais le gros de la loi devient aujourd’hui valide.

L’idée importante de ce tintamarre n’est rien d’autre que de faire peur au chaland, pour avoir une chance d’enfoncer le clou d’une offre légale. C’est ce point qui intéresse les institutions françaises, SACEM en tête.

Retranchées derrière la défense abusive de l’auteur contre le reste du monde, les institutions Françaises refusent la discussion sur un système de droit d’auteur plus ouvert. Les propositions de type créative commons, plus en phase avec l’internet sont aujourd’hui complètement niées.

L'Europe propose une remise à plat des droits d'auteur

L’Europe ouvre pourtant le bal par la voix de Mme Vivian Reding favorable à une remise à plat de la législation sur le droit d’auteur en Europe plus en phase avec le consommateur. Elle devient donc le poil à gratter de notre vieille SACEM qui de son coté étudie sans honte, et après un temps de retard la “licence Globale” qu’elle va renommer: “licence musique”...Ahhhh le marketing est une belle invention.

Certains vont aussi s’amuser de l'opposition féroce de la SACEM à l’époque qui se transforme à présent en adhésion totale à quelques différences prêts. Car, en l'occurrence, l’idée n’est certainement pas de partager; le global c’est l'adhérent et la musique c’est la SACEM.

La licence musique

Selon Mr Petitgirard ex-patron de l’institution il s’agit d’ajouter obligatoirement à la facture de l'abonné quelques euros par mois et de mettre à leur disposition une plate forme permettant de télécharger toute la musique qu'ils souhaitent. Le principe étant limité aux catalogues des maisons de disques partenaires.

Voila une bonne idée, car sur une estimation de 6 Euros par mois et par internautes, il s’agit en fait d’un milliard trois cents millions d'euros pour la SACEM et ses copains. Belle idée pour protéger une fois de plus un système en survivance sur le dos d’un autre en formation.

On semble oublier que la culture numérique ne se limite pas à la musique, d’autres formes d’expression devraient logiquement profiter de la manne financière.

Mais en ce qui concerne la musique, j’ose rappeler qu’elle ne sont pas toutes à la SACEM loin de là.

Et pour finir, la taxe de l’internaute est vraiment l'opposé de la proposition initiale de “licence globale”, qui était imaginée comme un service supplémentaire dans notre abonnement à internet plus que comme un impôt.

En résumé, si tu es un artiste, adepte de la musique libre, non affilié à la SACEM, tu ne fais pas partie des musiciens “sérieux” de ce pays tu n’es donc pas invité au partage du butin de la vieille SACEM, un peu pingre et sérieusement “has been”.

“La vérité est ailleurs!” master Mulder.

HOME, Luc Besson rentre à la maison

Dans Le journal le Monde, Luc Besson défendait il n’y a pas si longtemps la loi HADOPI, tout en essayant de l’étendre au streaming : "Le visionnage gratuit et illicite de contenus cinématographiques s’effectue sur des sites de téléchargement et de streaming (écoute en direct) très facilement accessibles sur la Toile". Une faille dans la loi qu’entend bien combler Luc Besson, en s’en prenant aux prestataires et aux intermédiaires.

Pour le film Home, il mange son chapeau avec délectation. En s’appuyant sur la journée de l’écologie, il enfreint (avec accord gouvernemental) la chronologie de la distribution, en projetant son film partout où l’on peut lire une image “gratuite”. Home et Europacorp créent ainsi un énorme coup de tonnerre médiatique...Pour la bonne cause planétaire.

Après avoir mis des bâtons dans les roues des anti-HADOPI et des révolutionnaires numériques (joke), le patron d’Europacorp, se rend compte qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, mais au contraire utiliser les nouvelles technologies et la rapidité qu’elle entraîne pour prendre à contre pied les “pirates” en mettant à disposition les films sur la toile avant eux et au profit des auteurs.

Pour Home se sera Google ou Youtube qui diffuseront le film en streaming, et on serait bien candide, si chacun ne cherchait pas une façon de gagner de l’argent avec cette opération “laboratoire”.

Luc Besson, le tueur de pirates vaguement anti-streaming donne paradoxalement l’exemple de la distribution du futur. Casser la chronologie, être rapide dans la distribution sur tous les fronts et mettre à disposition sur une période courte les médias gratuitement en ligne, enfin, profiter de ce public pour vendre des services après la période “freemium” terminée.

Home gratuit aujourd’hui 5 Juin, va après coup, vivre une belle période d’exploitation commerciale profitant de cette communication gratuite, qui est un des poste budgétaire les plus gourmands dans le lancement d'un film.

Reste à modifier la loi qui interdit ce genre de pratique en France, et on sait que notre législateur en matière de numérique n’est pas très libéral. Luc Besson nous ouvre la porte, certains trouveront cela gonflés, mais le personnage n’en ait pas à une contradiction près.

HADOPI, la bataille politique pour sauver la face

Apres un brusque retour de bâton législatif et une mobilisation ridicule du PS (15 voix pour, 21 voix contre); la loi HADOPI rejetée, passe sur le devant de la scène politique Française. L’UMP ne pouvant souffrir se camoufler met tout en oeuvre pour la représenter au plus vite.

Mme Albanel, ministre de la culture se livre au spectacle de la démission pour prouver que sa loi est juste et necessaire. Quant a notre ministre d'état à l'économie numérique, Mme Kosciusko-Morizet, elle va prendre des leçons auprès de nos amis américains, visitant google, facebook et autre alors qu’en France le torchon brûle.

Résultat, malgré la menace de l’union européenne qui considère cette loi comme contraire aux libertés fondamentales, malgré le coût de la loi et son rejet par les artistes de notre pays (a l’exception des nantis que fréquentent notre ministre évidemment), HADOPI se transforme en bataille que le gouvernement ne peut pas perdre, elle devient une des clefs de voûtes de la mandature de Mr Sarkozy qui tiens aussi à révolutionner le monde numérique, certain diront à le tuer.

Cette situation est a déploré, car elle fait perdre le fond au profit d’un énième conflits de chapelles.

Qu’est ce qu’il reste à faire, à priori en tant que citoyen concerné par la politique numérique de notre pays, il ne vous reste plu qu’a écrire à votre député, lui faire un rapide résumé et enfin lui demander de siéger pour qu’il y ait débat autour de la loi et peut-être qu’enfin on trace une route légale pour l’économie numérique en France.

C’est sur que ça prend un peu de temps, c’est évidemment pas simple mais il me semble que l’action est bien plus utile que les grand discours.

Toutes les infos pour cela>

La mort du disque.

Comment va notre bon vieux "Compact Disc"?

Et bien, on peut vraiment dire qu'il est mort. On y croyait déjà plu, voilà que la Fnac ferme son magasin de la Bastille orienté musique, que Virgin Mégastore commence à fermer des magasins New Yorkais et pense quitter le territoire américain dans des délais très courts.

Depuis plusieurs années, une page se tourne, maintenant l'industrie de la vente prend en compte ce changement et agit...Le disque ne se vend pas, à quoi bon le vendre? Les jeunes qui ont l'âge de voter ne consomment pas de disque, pas d'album et se réfèrent naturellement à la toile pour la recherche de nouveautés ou pour le conseil. Le prochain magasin "physique" de musique reste à inventer, les hommes en gilet vert de la Fnac ont perdu la partie de la fidélisation.

D'autres pages sont en train de se tourner...Du côté consommateur, l'avenir est au streaming, le téléchargement sera devenu caduque dès que la technologie donnera accès dans une bonne qualité à l'ensemble du catalogue musicale en ligne. Le consommateur devient compulsif et impatient, la musique sera consommée de façon instantané sur les serveurs dont les règles économiques restent à écrire pour éviter que, comme toujours, le producteur de musique (musicien) soit la dernière roue du carrosse.

L'autre mur qui ne va pas tarder à tomber est sans aucun doute le frein des droits d'auteurs. Ils ne vont pas s'écrouler d'un coup, mais plutôt devoir se reformer en profondeur. Cette notion de droit d'auteur, de reverse à la SACEM devient elle aussi caduque quand les uniques bénéficiaires sont l'intelligencia culturelle du pays, et quand les 10% qui en profitent empêchent le reste de diffuser, de promouvoir ou de donner la musique en toute légalité...La solution pour cela se retrouve dans les créative commons qui donnent de bonnes pistes quant à la gestion du droit d'auteur modèle 2009.

A rebours, les modèles qui se mettent en place sont sans aucun doute une notion de "licence globale", refusée par le système, elle s'installe dans les faits, et au niveau de la gestion des droits : les licences libres qui donnent aux musiciens le choix et aux diffuseurs les devoirs de payer pour l'utilisation des musiques. L'enjeu des discussions post-HADOPI que l'on souhaite prochaine devra obligatoirement d'aborder ces deux points.

Agir en 5 minutes contre HADOPI !

Le projet de loi "Création et Internet" ou "HADOPI" sera bientôt examiné à l'Assemblée nationale. Cette loi a pour objet de mettre en oeuvre la « riposte graduée » contre le partage d'oeuvres sur internet. Dans ce dispositif une autorité administrative (l'HADOPI) peut ordonner une coupure de l'accès des internautes suspectés de partage.

Si vous trouvez comme nous que cette loi est inefficace, vous pouvez agir:

Contactez votre député (recherche par département, recherche alphabétique) pour lui transmettre les éléments du dossier, tentez de le rencontrer pour l'informer. Lui demander de prendre position en hémicycle contre ce texte.

Le “New deal” par les artistes

Encore quelques lignes sur la loi HADOPI qui tient les projecteurs fixés sur elle cette semaine.

Les lois liées à la musique (et aux médias) sont étonnantes par le côté “comète” qu’elles incarnent, elles font immédiatement partie du passé avant même leur naissance. Et tombent en désuétude avant même d’être votées, et pour conclure elles coûtent à la communauté beaucoup d’argent (voir le post sur le sujet).

L’ennemi dans ce cadre juridique est le “téléchargeur”, la répression et la détection se fait sur le téléchargement P2P (peer to peers)...La cible est concrètement l’utilisateur des serveurs via sa ligne personnelle.

C’est là que c’est rigolo, car l’utilisateur de P2P est de plus en plus un “téléchargeur” du dimanche, les autres, les pros vont dans des forums du type newsgroup, plus simples, plus rapides et moins détectables.

Pour le consommateur “hype” de musique, télécharger c’est “has been!!”. Pourquoi télécharger puisqu'on peut lire les médias en direct sur le web. Le streaming c’est l’avenir, on y trouve tout à porter de clic, c’est instantané et on déporte la responsabilité sur le site qui fournit le service...De quoi lâcher le P2P de papa!

Hadopi n'oublie pas et met le streaming dans le même sac, les députés l’évoquent autour du succès de deezer tout en mentionnant l’aspect non-rentable pour le buziness de la musique....Du genre “ouais c’est cool, mais ça paye pas!!”...Dites les gars, au moins ça paye non? C’est pas ce que l’on cherche à faire depuis des années??

Alors plutôt que de mettre des fortunes dans des mesures de répression, pourquoi ne pas structurer la redistribution des revenus que l’on peut trouver sur le web, motiver par des aides les gens qui veulent faire du développement sur la musique.

Car pour l’instant l’étrange politique française consiste à laisser en friche toute l’industrie de la musique et des médias en attendant qu’une solution se dégage...Et évidemment tout en prenant soin de mettre quelques bâtons dans les roues d’entrepreneurs un peu maso qui veulent créer de la richesse dans ce milieu.

En réaction au mouvement sécuritaire global, les artistes anglais (Blur, Radiohead, The Verve, Craig David, Kaiser Chiefs) monte la Featured Artist Coalition (FAC) et déclarent: “On ne peut pas avoir un système où on parle d'arrêter des adolescents dans leurs chambres” .

C’est le désir de ne pas criminaliser le public qui fait s’engager les artistes anglais....Peut être à leur tour, les artistes français peuvent porter ce message aux autorités, car la vérité vient du terrain, et c’est cette expérience qui manque aux consultants de nos ministres nichés sur leurs perchoirs de gouvernant.

Petites listes d'articles sur le sujet:

Hadopi : le streaming est au centre du débat

Hadopi déjà dépassé par le Streaming ?

La riposte graduée pourra viser l'amateur de sites de streaming

Clak ! festival, dernier appel avant fermeture...Des candidatures.

Un festival de plus me direz vous !! Ben oui et non...

Oui parce que le but est de decouvrir de nouveau talents et pour les groupes en devenir de monter sur scéne, de communiquer un peu plus et de gagner (peut-être) 25 000 Euros de prix.

Et ce n'est pas un ultime festival parce que pour une fois, les gens qui s'occupent de ce festival cherche la qualité...Et l'impartialité.

Je m'explique: Beaucoup de jurés font les sélections primaire et les grilles de notation sont rigoureuse et se veulent assez large; il faut donc monter patte blanche à chaque évaluation...Le "j'aime pas!" est exclu d'entrée de jeu.

Alors pour le reste à vous de voir, les candidatures ferment le 15 Mars...Banzaï !!

Clak! festival en direct>

Bon est puis sans en faire des tonnes, on est content du resultat puisque la premiére date a la bellevilloise va voir sur scéne deux groupes qui sont de vieille connaissance de Stufftrack: Margot et Andreas pour Twice, et les Shine :P

L'envie ou le besoin...Les dessous des actus de Stufftrack.org

Aujourd'hui, nous vous présentons la première partie du fruit de notre travail sur Satine ünder philarmonêên. Beaucoup d'énergie consacrée par une dizaine de personnes professionnelles de l'audiovisuel et bénévoles pour vous offrir des médias qualitatifs, fouillés et on espère intéressants.

Bizarrerie de l'époque ou sacerdoce, on ne peut être juge et partie...Mais dans les faits, la dinguerie de quelques uns se propage à d'autres, et l'ensemble s'anime d'un mouvement étrange où les films passent d'un ordinateur à un autre, où les studios vidéo et audio sont prêtés pour la cause. Où des articles sont écrits et des photos retravaillées pour ce jour...Un peu à la manière d'un labo clandestin, d'une résistance.

Celle qui nous fait prendre nos caméras, nos micros et notre plume s'appelle la culture et s'incarne aujourd'hui dans l'action des Satine qui fait que l'on se rassemble et que l'on crée à notre tour.

Alors comme visiblement ce n'est pas l'argent qui nous anime, et que l'époque nous veut professionnels mais bénévoles...On prend cette mobilisation autour de Satine ünder philarmonëën à notre compte, comme un cadeau et comme la preuve que l'on peut aussi faire bouger les choses, et inciter d'autres à faire bouger les choses.

Le coup du battement d'aile du papillon, vous vous souvenez??

Alors maintenant, si vous voulez amplifier ce mouvement; parlez en a vos amis, connaissance et autres:

Encore merci à: Gaël, Renand, Vincent, Benoît, Remi, Franck, Jérôme, Fred, Virginie, Christelle, Alban et aux Satine....

Stay tuned....