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La différence entre la lois HADOPI 2 et un Walkman?

Deux nouvelles sont venues ce matin tarauder mes oreilles, d’abord une nouvelle historique amusante, le walkman a 30 ans, ce qui veut dire en gros que pour ceux qui ont possédés des cassettes et un gros appareil jaune auto-reverse bouffeur de piles il faut penser d’urgence à la retraite par capitalisation.

Ça nous fait penser que l’histoire de la musique enregistrée est vraiment jeune, puisque Edison à inventer l’enregistrement en 1878, que la bande magnétique date à peine de la dernière guerre et que le CD arrive en 1980.

Bref, l’industrie musicale est une gamine, et certain s'étonne qu’elle nous fasse une petite crise d'évolution, on veut d’ailleurs la maintenir dans l’enfance, comme des parents idiots refusant a leurs ados de grandir, un peu comme si on impose aux écrivains les règles de l’imprimerie de Gutenberg.

La musque vit une révolution “numérique” et l’ordre des choses se bouleverse. Le droit d’auteur doit évoluer avec lui ou mourir, il est d’ailleurs en France une “exception culturelle” peut être à terme une pièce de musée. C’est un des défis de notre nouveau ministre de la culture Mr Mitterand si on veux enfin passer à une économie numérique saine.

La deuxième nouvelle du jour est l’adoption de la loi HADOPI 2,il faudra se faire une raison, en France, la vie “numérique” sera subie, nos institution travaillant à rebours du progrès. Bon, on en prend acte jusqu'à une possible intervention du Sénat le 8 Juillet, par contre essayons de ne pas confondre les notions qui dorénavant vont être juridiquement jugée:

-Copier n’est pas voler, puisque la copie ne prive pas le propriétaire de son bien.

-Pirater n'empêche pas de vendre....Car souvent l’acte de téléchargement engendre probablement des actes d’achats futur.

Je continue à penser qu’une autre voie que la répression est possible, même si Mr Arditi est contre, et se battra “bec et ongle” (entendu aujourd’hui sur France Inter).

Alors pour faire avancer l’histoire (ou pas) voila mon plan de relance de l'industrie de la musique:

1-Baisser le prix de la musique a 4,5 Euros par un effort de la filière et un passage de la TVA à 5,5 % comme les livres et les cafés...Toutes les expériences prouve qu’il s’agit de la valeur que le public donne aux disques.

2-Taxer les FAI qui s’engraisse quand même largement sur le dos de la musique en adoptant une position un peu discutable sur le fond.

3-Demander à la SACEM d’ouvrir un peu les yeux, d’être moins gourmande et pourquoi pas de mettre un peu la main a la poche pour aider au développement numérique.

Car pour ceux qui n’ont pas remarquer, il est très dur d'arrêter l’histoire...Même celle de la musique. Et pour répondre a la charade:

Qu’elle différence entre HADOPI 2 et un Walkman? Le musée bien sur.

La Fête de la Musique (paraît-il...)

Après une matinée sous un ciel hésitant en ce dimanche 21 juin 2009, je sors de chez moi histoire de profiter de l'ambiance de la fête de la musique.

Mais en fait... Qu'est ce que la fête de la musique ? Une manifestation annuelle, ayant lieu le jour du solstice d'été depuis 1982 et dont le but est (était ?) de permettre aux musiciens français de tous niveaux de pouvoir exprimer librement leur talent dans la rue ! Bel élan de générosité, expression de la grandeur d'un pays pour lequel le mot culture s'écrit avec un « c » majuscule... Ce supposé point d'orgue de la vie musicale en France n'est en fait que l'arbre servant à masquer une bien triste forêt, ravagée par les incendies volontaires du conformisme et du conservatisme.

Premier contact en sortant de mon immeuble, un bagad a envahi la rue et des gens se livrent à des pas de danse traditionnelle sous mon oeil incrédule. 16H30, tout commence bien. Quelques enjambées sur la rue des Pyrénées me permettent de voir l'installation de groupes en face de cafés ou sur de petites scènes. Une ou deux petites formations acoustiques se produisent au détour d'une rue.

Cette incroyable vision de liberté me rappelle qu'il y a moins de deux mois, j'étais attablé à une terrasse de la butte Montmartre, au beau milieu de l'après midi, lorsque deux saltimbanques firent leur apparition. L'un portait un guitare, l'autre une contrebasse. Ils se mirent à jouer quelques notes de jazz manouche, pris entre les conversations des clients des deux cafés de la place, le va et vient des touristes et celui des voitures en contrebas. En tendant l'oreille on pouvait distinguer les accords au milieu du brouhaha de la rue. En tendant l'oreille.... Il aura pourtant fallu moins de dix minutes, montre en main, pour qu'une patrouille de police vienne les prier poliment (l'arme à feu à la ceinture) mais fermement (la main sur la matraque) de remballer leurs instruments et de passer leur chemin. Ces deux la auront pu remettre ça ce dimanche sans être ennuyés. A présent, rendez vous avec eux dans 364 jours.

Mes déambulations m'amènent vers le parc des Buttes Chaumont... Calme plat. Le canal de l'Ourcq est noir de monde mais les groupes n'y rivalisent pas de décibels. Il y en a deux tout au plus le long des quais. Une escale dans le 12eme, le temps de vérifier que ce quartier est bien l'un des plus morts de la capitale puis retour vers le 20eme et le 19eme. Rien de très réjouissant. Quelques groupes jouent, sans grande conviction, un répertoire de reprises attendu. Les sound systems house/techno semblent avoir le vent en poupe cette année et les djs s'imposent comme les maîtres à danser du moment. La fin de soirée marque mon retour sur les bords du canal de l'Ourcq où les stands de merguez restent plus nombreux que les propositions musicales. Alors, en effet, j'aurai pu choisir de passer par Menilmontant, Oberkampf, République, Bastille et Châtelet, mais j'ai toujours préféré la bonne surprise d'un quartet de jazz inspiré, rencontré par hasard à l'angle d'un petite rue, ou l'enthousiasme d'un jeune groupe de rock se produisant dans un café loin des grosses artères. Jusqu'alors je n'avais jamais été déçu. J'ai pourtant passé un très bon dimanche, mais celui ci ne restera pas dans mon souvenir pour les émotions musicales qu'il m'aura procuré. Cette édition 2009 de la fête de la musique semble marquée par une profonde usure de l'envie. Un « ras le bol » de prendre part à ce jeu de faux semblant. Finalement, il n'y avait peut être pas de quoi fêter la musique en France cette année et, privé de trop de feuilles, l'arbre n'aura pas caché grand chose de cette réalité.

Serai-je mauvaise langue pour critiquer ainsi, à tout va, la richesse et le dynamisme du paysage musical français ?

Admettons.

Notez tout de même que, conformément au souhait du Président de la République, ce sera Johnny Hallyday qui fera vibrer les parisiens pour le concert du 14 juillet 2009... Tant d'audace, ça ne s'invente pas.

G.M.

La fête de la musique a du plomb dans l’aile

Il y a des jours où l’on comprend un peu mieux la situation de la musique!

En ce 21 Juin 2009 j’ai décidé, comme je l’avais fait de nombreuses fois depuis 15 ans, d'aller traîner dans les rues pour écouter un peu les différents groupes qui pouvaient se produire.

Direction le quartier du Marais à Paris, pour être bien sur de ne pas passer à coté de choses intéressantes. J’arrive donc vers 17h00 dans les rues du BHV, et après avoir assisté à quelques morceaux d’un groupe de musique Cherokee en plume et en playback, je me suis précipité dans un bar afin d’attendre le début des concerts qui semblaient tarder.

Très vite le spectacle fut devant la terrasse du café.

En face de Beaubourg, et quasi sur mes pieds, une troupe de “radicaux de gauche” avait décidé d’en découdre avec les C.R.S, bien contents eux aussi de sortir l’ensemble de l’arsenal.

Leur concert à eux n’était qu’un vacarme de boules de pétanque envoyées sur les forces de l’ordre qui répondaient à coup de bombe lacrimo, très vite surpassé en niveau sonore par un hélicoptère de la police, venu clore cette ambiance à la Mad Max.

Bref il était temps de lever le camp, direction St Michel. Durant ce trajet, partant de l'hôtel de ville à St Michel, je n’ai quasi pas rencontré de musiciens, pas de guitaristes en mal de public, de percussionnistes déjantés, ou de groupes de musique branchés sur des alimentations de fortune...Rien.

Juste une petite manifestation anti-israel devant Notre Dame, comme quoi eux non plus ne manquent pas d’humour, mais ont un sens de la fête de la musique un peu étrange.

Du coup, un poil dégoûté, retour dans ma ville d’origine, Versailles, ou j’ai à nouveau eu toute les peines pour écouter de la musique. Finalement le salut est venu de l’armée de terre dont le concert classique était vraiment sympa, je sais c’est pas très rock’n roll, mais au moins eux ils jouent.

Dans cette histoire, la sensation est amère, moins de musiciens parmi nos jeunes, moins d’envie de jouer et plus d'intérêt pour leur My space. En gros la fête de la musique a du plomb dans l’aile, nous étions déjà tous d’accord pour dire que les meilleurs concerts n'étaient pas donné ce soir là, mais c'est quand même une fête populaire où beaucoup d’entre nous on fait leurs premières armes, je trouve cela dommage de voir moins de gens sortir leurs instruments pour l'occasion...Au fait, je n’ai pas non plus sorti la guitare, je n’ai plus vraiment l'âge.

HADOPI, LOPPSI 2 et aprés?

La loi HADOPI s'écrase le nez sur le conseil constitutionnel, mais la lutte des pro et des anti-Hadopi continue. Pour ceux qui suivent le train des mesures régulant le monde de l’internet, la tendance sécuritaire ne vous aura pas échappé.

La loi HADOPI anticonstitutionnelle, se voit maintenant rejointe dans la lumière médiatique par la loi LOPSSI 2 qui doit permettre aux autorités de pouvoir surveiller nos ordinateurs et être un genre de bras armé contre les pirates de tout poil. Il s’agit de légaliser les procédés de surveillance numérique, un genre d’écoute de vos conversations électroniques.

Qu’elle est la vraie portée d’une telle mesure ? Est-on vraiment responsable de l’ensemble des données numériques que l’on stocke sur son ordinateur ? Comment définir précisément l’identité numérique ?

Mais où est le rapport avec la musique ???

Rappelez vous, vous êtes en 2010, vos enfants ont téléchargé des titres sur l’ordinateur familial, vous avez reçu les mails et les lettres prévus par la loi HADOPI, mais les coquins les ont détruits de peur des représailles parentales. Grâce au mouchard électronique que l'état avait implanté lors du premier mail, il apparaît que vous avez téléchargé quelques albums, films et livres...C’est mal !

Vous êtes donc condamnés et le mouchard précisera assez vite que vous avez permis à votre entourage de profiter des même films et cd, puisque vous utilisez un système de Peer to peer personnel où vous avez l’habitude d'échanger vos médias entre amis.

Vous venez donc vous et vos amis de faire don à l’état d’une petite somme coquette correspondant à l’amende finalement votée par les députés, sans compter que vous pourriez être coupable de recel...Non je blague ;)

Bon effectivement ce recit abuse un peu, mais cette fiction pénible et étrange n’a pour but que de faire ressentir la possible injustice qui va finir par frapper une infime partie de la population, assez bête ou non informé pour ne pas se mettre aux abris, mais plus important, en aucun cas ce système ne donne des pistes pour utiliser l’outil, éduquer les gens, les emmener vers une culture musicale qui comme dans beaucoup de domaine est une partie de la solution de sortie de crise....L’éducation est en matière de culture comme ailleurs l’unique avenir.

Loi HADOPI: Dis donc Papy tu veux pas allez tailler tes rosiers?

Où que cela fait mal...Chaque fois qu’un de nos respectables parlementaires propose une loi pour casser du pirate, il dépense des fortunes incroyables de mise en œuvre technique et la retire deux ans plus tard.

Dans la liste des épisodes précèdents, la mise en place des DRM (Digital Right Management) a produit toute une série de système anti-piratage aussi cher qu’inutile avec comme résultat de rediriger illico le futur acheteur un peu gonflé par ces pratiques vers sa chère pirate bay où il peut vivre en paix avec ces fichiers MP3.

Résultat, aujourd’hui on a retiré les fameuses DRM et il ne reste que la note à payer par le consommateur et le contribuable (A ben, c’est les même tiens, marrant non?).

La loi HADOPI c’est un peu la seconde couche...Bloquer les méchants téléchargeurs qui pillent les auteurs, rétablir l’ordre à coup de menace de coupure d’internet. Ce serait éventuellement drôle si la blague des deux prochaines années en plus d’être stupide n’allez pas coûter quelques chose comme 70 millions d’Euro.

Deux constats s’imposent à nous:

1- D’abord un petit message à nos charmants quinqua-députés: “Dis donc papy tu veux pas allez tailler tes rosiers et laisser les plus jeunes élaborer l’avenir numérique de notre pays puisque tu as l’air de ne rien comprendre?”

2-Et un constat un peu plus triste, car avec 70 millions d’euro, on peut vraiment travailler sur des modèles économiques différents, élaborer des stratégies d’avenir où le pirate devient un client plus qu’un ennemi, et où le goût de la musique est appris aux enfants.

Mais je crois que je fantasme, le secteur de la musique n'est pas celui de la banque et nous n’allons donc pas pouvoir profiter de la manne de l'état providence. Pour la musique, l’avenir ne se dessine pas en positif mais sous le mode de la répression qui est la réponse unique.

Dernier petit message à nos députés avant de refermer ce billet: "Faites quand même gaffe que les gardiens de vos prisons soient plus nombreux que les gens qui sont dedans....Et que celui qui n’a jamais télécharger lance la première pierre."

Pour ma part, je suis le mouvement et « Je déclare que je suis un pirate »

Mireille Mathieu Vs Aretha Franklin

Au cours de l’investiture du président américain, on a pu entendre la grande Aretha Franklin, chacun aura pu instantanément faire la comparaison avec le chant de Mireille Mathieu venant clôturer la campagne de Nicolas Sarkozy.

Si on devait s'arrêter à cela en ce qui concerne les différences entre Mr Obama et Mr Sarkozy, on verrait à quel point les divergences culturelles sont énormes. Je pense que personne ne peut dénigrer le talent de Mireille Mathieu, mais à côté d’Aretha... On ne joue pas dans la même cour.

Malheureusement, au delà de la blague de potache, on retrouve ici les prémices d’une politique culturelle qui manque de souffle. Tout le monde a sans aucun doute rigolé lorsque Mr Sarkozy a choisi de s’afficher sur les écrans avec la quasi totalité du plateau de la chance aux chansons...Alors qu’outre-Atlantique, on nous sert Aretha et Will.I.am.

Triste tableau, car notre nouvel empereur se veut populaire en dénigrant la culture.....Où Louis XIV et Bonaparte faisaient la part belle aux beaux arts dans un but politique de rayonnement de la France, notre président de la république se limite à une ambition de MJC préférant vendre des produits périmés qui s’exportent bien (Mireille est une reine au japon) plutôt que d’ouvrir la porte à une création française qui reste tapie dans les recoins des salles de concert de Paris ou d’ailleurs, bloquée à coup de lois liberticides.

Notre Président considérant l’art moderne comme gênant, le rap comme une musique de racaille et le rock comme trop bruyant, vient de se prendre une gifle musicale monumentale....Et vient du coup, de nous faire glisser vers les tréfonds de la culture mondiale, et de nous ramener à une situation de pays culturellement sous-développé.

Il restait il n’y a pas si longtemps une idée d’un peuple Français cultivé et à la pointe du raffinement culinaire, l’Australie et le Chili nous disputent à présent notre hégémonie en matière de vin, plusieurs pays celle de la nourriture...Paris s’accroche à la mode, mais pour combien de temps?....Et pour ce qui est de la musique, l’Amérique nous a encore montré qui est le maître....God save Aretha Franklin!


President Barack Obama.- Aretha Franklin sings "My Country Tis of Thee"(watch in high quality)

Une société en panne d’artistes

Étrange réaction d’une société qui en tout point ne peut se projeter dans le futur. Des agriculteurs qui utilisent encore en masse des produits qui vont finir par tuer la production, des distributeurs qui investissent sur des “coups” sans jamais se soucier de la valeur réelle des objets, et pour finir un milieu artistique en panne...d’artistes.

Alors oui, il y a des musiciens, il y a des peintres...Il y a beaucoup de jeunes loups qui se jettent dans la bataille de la culture....Mais qui donne autre chose que des produits manufacturés ? Franchement assez peu.

L'économie ne peut supporter cela à grande échelle, lorsque un tel ou une telle fait un carton sur la base de son originalité, on crit au génie et immédiatement on recrée des clones, combien de Camille depuis l’ovni de la chanteuse vocale. Mais au moment de soutenir cette création dans le temps, personne dans les premiers rangs, ou plutôt si, une poignée de visionnaire...Ou d'irréductible fou.

Reste à se retourner vers les pouvoirs publics, vers les gens qui doivent faire vivre la culture, lui donner du souffle et faire de notre pays un pôle de création qui n’aura pas peur de se frotter aux anglo-saxons. Car à ce jour, les aides aux groupes (pas forcement jeunes), les structures d'accueil, de production et de distribution de la culture musicale sont étrangement en berne.

Nos politiques sont bloquées sur “le pirate”, cet individu qui devient, comme en 1940, le bouc émissaire de tous les maux de la société. L’énergie mise dans les blocages des fichiers numérique (DRM), ou dans les articles de lois pour punir “le pirate” devrait être placée au niveau le plus bas de la rénovation : l’éducation musicale et le soutien à la création musicale populaire.

C’est une logique d’état en fait...Car pour que la musique aille mieux, il faut d’abord éduquer les enfants à l’entendre, projeter des systèmes de création ouverts et modernes pour fournir à nos maisons de disques des projets avec une autre ambition que de copier la dernière mode en vogue... Évidemment cela existe à dimension microscopique au regard de la France, mais le tissu social qui s’irrigue de culture populaire est aujourd’hui à sec. La faute à la crise ; sans doute, mais aussi à une certaine vision de la société et des dirigeants dans leurs choix budgétaires.

De nos jours, seule une élite a le droit de produire de la musique, car c’est la seule à pouvoir la financer de ses propres deniers. Mais qu’on se rassure, les grandes crises, les révolutions sont toutes porteuses de grands mouvements artistiques...Donc vu la situation, il faut s’attendre à des merveilles culturelles assez vite. Dans toute situation il y a du bon.

Guillaume Durand fait allégeance à la langue de bois

Mon dieu, il est devenu fou...C'est un peu ma premiére reaction lors de la projection de l'émission "LES INDÉPENDANTS MONTENT LE SON " sur France 2. Puis un grand sentiment de colére lorsque comme indépendant, on nous a presenté en direct du ministére de la culture, une belle brochette d'indé: Julien Clerc, Renan Luce, Camille, Ayo ect... A croire que Guillaume Durand à perdu le sens commun, ou qu'il est a présent trop eloigné de la culture en s'approchant des lambris du ministre.

Bref plutôt que de m'enerver une fois de plus, je prefere vous faire un petit tour d'horizon des gens qui en parle, et dont je partage l'avis:

Un blog de bretagne:

Guillaume Durand y va de son Soutien à la "loi liberticide Création" et Internet ... Bien sûr, il met en avant, dans son émission enregistré jusq'au bureau de la sinistre de la culture des artistes indépendants qui souffre du piratage: Julien Clerc, Ronan Luce , Camille etc... les vrais indépendants sont restés à la maison on dirait!

JDD

C'est nous qui avons proposé ce programme au ministère de la Culture, transformé pour un soir en maison du peuple." Pendant deux heures, il investit les lieux jusque dans le bureau de la ministre pour des lives de Keziah Jones, Ayo, Amadou et Mariam, Camille, Christophe, Renan Luce, etc. Et des interviews d'artistes pas tous indépendants, a priori.

Seddos:

Voici la liste des artistes présents à l'émission et entre parenthèse chez qui ils sont :

- AYO (Polydor//Interscope/Universal) - CAMILLE (Virgin) - CHRISTOPHE (Polydor/Universal) - JULIEN CLERC (Virgin) - TRAVIS (Jive/Sony) ces cinq là sont signés directement sur une Major

"la suite siouplait !" : - CATHERINE RINGER (Because/Warner) - KEZIAH JONES (Because/Warner) - AMADOU ET MARIAM (Because/Warner) - GREGOIRE (myMajorcompany/Universal) - VINCENT DELERM (Tot ou Tard/Warner)

Ces cinq là sont distribués par une Major

Ni Sarko Ni Sego:

Les passionnés de musique pouvaient s'étonner de voir une émission programmée hier soir par France 2 autour des artistes indépendants. Ce fut en fait un exercice répugnant de propagande gouvernementale, avec Guillaume Durand comme maître de cérémonie au service de Christine Albanel. D'abord, l'émission était organisée "en partenariat avec le Ministère de la Culture", dixit la présentation éditée par France 2 pour tous les sites web et programmes télé. Partenariat ? Elle était quasiment co-présentée par Christine Albanel et Guillaume Durand. Le but était de montrer que le gouvernement soutient les artistes en ces temps de crise.

Le poids de la foule sur la musique

Quelle tristesse de voir que cette révolution où internet se transforme peut-être doucement en un palliatif à un système viscéralement mort...Le business de la musique. Quand on voit comment les projets culturels sont manipulés, on constate que l'épidémie des médias traditionnels (télé ou radio) contamine doucement le web pour notre malheur.

Il y a d’abord le choix de la masse, mais a t-on raison (artistiquement) parce que l’on est nombreux à valider des choix douteux. Si on lance l'anathème sur la Star Académy, pourquoi devrait t-on encenser les spidart, mymajorcompany et consort.

Dans tous les cas, le projet artistique est douteux, l’activité un poil bancale et la crédibilité de la foule mise en avant comme unique caution.

On se retrouve avec des produits supplémentaires en rayon ; plus de soupe.... Mais la qualité est-elle là ? Je vous laisse juge...Sans compter que dans les deux cas, l’idée est plus de faire de l’argent que de l’art...Sms surtaxés dans un cas, placements financiers dans l’autre.

La démonstration ne vise pas à prouver qu’ils ont tort, je ne suis pas si prétentieux, mais à se demander de façon claire, si on est pas en train de faire marche arrière, et si les terrains virtuels ne sont pas en train de se faire lentement manger par les mêmes qui ont pourri la télé et la radio.

Pensez qu’il suffit d’argent pour créer une œuvre, c’est oublier qu’il faut une vision, des visions, et comme les bons vin du temps pour faire des artistes...Je suis désolé de vous dire messieurs que vous faites des produits, et c'est pour moi aussi triste pour notre environnement sonore que le trou dans la couche d’ozone ou la fonte des glaces, car internet a le pouvoir d'éduquer, d’utiliser la force des foules pour faire des révolutions positives...Changez les choses.

Les différentes solutions proposées font l’impasse sur l'idéalisme, réutilisent les promos bêtes et méchantes : matraquage télévisuel et autre, c’est à mourir de rire. Je pense que très vite on entendra les même phrases qui ont émaillées la vie des télévisions qui justifiaient de sombres productions derrière des résultats d'audimat... Où cela fait un peu peur, c’est que c'est sans doute les mêmes qui ont crachés sur les majors, qui se sont échinés à démonter le système, et aujourd'hui se rangent à leurs idées en changeant juste le média. On se rappellera que les radios libres des années 80 ont donné Skyrock ou NRJ...L’histoire tend à se répéter.

Les actes ont du poids et nous avons une certaine responsabilité quand on fait de l’art, derrière une image et un son, il y a une signification, un sens, une passation d’idées...Donner du goût aux auditeurs c’est ce qui importe "in fine", on fabrique tous les jours nos auditeurs de demain.